Le métier

Psychologues de l’Éducation nationale : Toucherions-nous au but ?

ill articles85 01La création du corps des PsyEN au cours des années 2015 et 2016 a été ponctuée par des avancées relatives compte tenu des nombreuses résistances qui se font encore jour.

Le 1er juillet 2015, la ministre annonçait par un communiqué la création de ce corps. Lors d’un colloque organisé par l’AFPEN (Association Française des Psychologues de l’Éducation Nationale) fin septembre 2015, elle réaffirmait cette volonté politique en rappelant l’importance de la psychologie à l’école et la nécessaire présence des psyEN au sein de l’institution afin d’établir des liens et donner du sens au parcours scolaire des jeunes. Le moment était venu, selon elle, de mettre fin à l’ambiguïté de la situation par une reconnaissance statutaire des psychologues du premier degré attendue depuis plusieurs décennies.

Aux textes fondateurs de ce corps, issus du groupe de travail n°14 du chantier des métiers de l’Éducation nationale, sont venus s’ajouter deux référentiels et plus récemment l’organisation d’un concours permettant l’accès à une sixième année avant l’entrée dans ce nouveau corps.

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Législation La loi santé, et puis après…

03 art loisante ill02La loi de modernisation de notre système de santé, dite loi santé, est publiée le 21 janvier 2016. Les psychologues n’ont jamais autant été attentifs aux navettes parlementaires. Les amendements ont finalement permis l’officialisation de la réintroduction de la dimension psychologique, ainsi écrite :

« Les établissements de santé publics, privés d’intérêt collectif et privé assurent, dans les conditions prévues au présent code, en tenant compte de la singularité et des aspects psychologiques des personnes, le diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes et mènent des actions de prévention et d’éducation à la santé ».
(art.6111-1).

Pour rappel, en 2009 les sénateurs UMP, Alain Milon et Gilbert Barbier, respectivement médecin et chirurgien, qui ont porté cette suppression, avaient avancé comme argument qu’« il s’agit là d’une indication symbolique qui va de soi et la loi n’a pas vocation à faire de la littérature » et aussi ont « estimé superfétatoire cette disposition… ». La grossièreté du propos n’a d’égal que le mépris qu’ils semblaient porter à notre profession. Néanmoins, cette disposition revêtait pour les psychologues une valeur symbolique majeure pour la reconnaissance de leur travail auprès des usagers du système de soins. Chaque mobilisation en faisait régulièrement le rappel.

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Transfert : Des psychologues à Pôle emploi : D’où viennent-ils ? Où vont-ils ?

03 art pole emploi ill01Cet article vous est proposé par l’association Pôle Psycho (Collectif des psychologues du travail de Pôle Emploi), http://polepsycho.com.

La FFPP ouvre les colonnes du Bulletin Fédérer à des psychologues, regroupés en collectifs qui veulent témoigner de leur pratique, de leurs engagements, de leur spécificité. Les psychologues travaillant à Pôle Emploi ont accepté d’évoquer pour l’ensemble de la communauté leur travail et les questions qui animent leurs débats aujourd’hui. La FFPP les en remercie car à travers les échanges, nous avons pu apprécier combien leurs enthousiasmes mais aussi leurs difficultés sont proches de ce que nombre de psychologues vivent sur des terrains professionnels qui auraient pu paraître éloignés.

 

Au début était le transfert

La fusion ANPE-ASSEDIC a précédé de quelques années le transfert des psychologues de l’AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes placée sous la tutelle du Ministère du Travail) vers Pôle Emploi (PE). Celui-ci a été rendu obligatoire par la loi du 24 novembre 2009 et se devait de nous garantir à l’identique l’accomplissement des missions d’orientation professionnelle des demandeurs d’emploi vers la formation. Aujourd’hui, nous sommes 611 psychologues à travailler pour Pôle Emploi.

Ce transfert a pris effet le 1er avril 2010 dans le contexte de la fusion encore récente de l’ANPE-ASSEDIC. Alors que nous venions de l’AFPA, nous arrivions dans une entreprise nouvellement créée, composée presque exclusivement de salariés venant de l’ASSEDIC ou de l’ANPE, porteurs de cultures d’entreprise spécifiques, peu solubles dans le creuset du nouvel établissement public créé dans une certaine précipitation. Notre transfert n’était pas vraiment souhaité par la nouvelle direction de PE.

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ARIMEP : La démarche muséale en orientation

03 art arimep ill01Une méthode pour comprendre ce que nous fabriquons, comme psychologues, en recourant aux technologies numériques

 

Dans le numéro 82 de Fédérer, le lecteur trouvait présentation de l’ARIMEP, Association pour la Recherche et l’Intervention Muséale en Psychologie. Les objectifs de l’association étaient mentionnés :

Recenser les objets matériels et immatériels (…), faire connaitre ces objets aux psychologues et au public (…), agir pour leur conservation (…), entretenir des relations avec les institutions (…).

La FFPP a été partie prenante de cette création. En invitant D. Hocquard à la présente contribution, elle invite l’ARIMEP a d’emblée revendiquer une extension de son objet : stimuler et partager avec l’ensemble des psychologues la réflexion critique qu’autorise la « démarche muséale ». Nous suggérons les lecteurs de visiter le site de l’ARIMEP et possiblement de l’enrichir de leurs contributions.

B. Schneider

Une présentation plus complète de la démarche muséale en orientation sera publiée fin juin 2016 dans le prochain numéro de la revue de l’ACOP-F (1)« Questions d’Orientation »(2) auquel je renvoie le lecteur.

Il s’agit ici de souligner, à l’heure du numérique, les enjeux et l’intérêt d’une telle démarche.

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Les interventions des psychologues après les attaques terroristes du 13 Novembre 2015

federer83 ill article 01.2 v2Présents tout de suite

Dès la nuit du 13 au 14 novembre, les psychologues des cellules d’Urgence Médico-Psychologiques rattachées aux SAMU, venant de nombreuses régions de France, sont intervenus aux côtés des psychiatres et infirmiers auprès des victimes des attaques terroristes, tant à l’Hôtel Dieu que dans les Mairies des Xe et XIe arrondissements de Paris. Ces psychologues sont spécialisés dans la prise en charge des personnes exposées à des événements violents à potentialité traumatique. Ils exercent pour la majorité d’entre eux dans la fonction publique hospitalière, ils se sont formés à travers des séminaires réguliers et des exercices de simulation de catastrophe. Certains ont complété cette formation par un Diplôme Universitaire portant sur le psycho traumatisme ou la victimologie. Ils ont un poste à mi-temps sur des cellules régionales ou sur certaines cellules départementales ; ils y assurent une fonction clinique mais aussi une mission de coordination et de formation. À leurs côtés intervient un pôle de psychologues volontaires, détachés temporairement de leur hôpital d’appartenance, plus rarement quelques-uns interviennent par ailleurs dans le secteur médico-social ou ont une activité libérale. À côté, des personnels des Cellules d’Urgence Médico-Psychologiques sont aussi intervenus dès la mise en place du dispositif de soutien psychologique, des psychologues de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris et de l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSE).

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