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Prise en charge de la souffrance psychique des jeunes : le décret est paru

Un décret (n° 2017-813 du 5 mai), paru au Journal officiel va permettre des expérimentations dans plusieurs villes et départements visant à améliorer la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans.

Le dispositif permet aux médecins traitants, médecins scolaires ou pédiatres de prescrire des consultations chez un psychologue libéral, remboursées par la sécurité sociale dans la limite d'un forfait de 12 séances.

Prévue par la loi du 23 décembre 2016 de financement de la sécurité sociale pour 2017, cette expérimentation nécessitera le consentement exprès et éclairé du jeune ou des titulaires de l'autorité parentale. L'adolescent pourra demander à changer de psychologue en cours d'expérimentation. Les jeunes présentant des troubles psychiatriques ou des signes de crise suicidaire sont exclus de l'expérimentation et orientés vers les soins spécialisés.

Les psychologues libéraux devront adhérer à la charte de cette expérimentation prévue pour durer quatre ans. La liste des médecins et psychologues adhérents à cette charte sera élaborée par les ARS et mise à disposition des bénéficiaires et des professionnels. La coordination du dispositif sera assurée par la Maison des adolescents du territoire concerné.

 

Les territoires concernés par l’expérimentation sont les suivants ( Arrêté du 5 mai 2017)  :

- Ile-de-France : les communes de Trappes et des Mureaux dans les Yvelines ; dans celles de Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Goussainville et Villiers-le-Bel dans le Val d'Oise.

- Pays-de-Loire : les départements de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire,

- Grand-Est : les départements de Meuse, Vosges, Ardennes, Haut-Rhin.

arrêté prise en charge

communiqué FFPP : Élections présidentielles

La FFPP considère, comme nombre d’autres organisations associatives et syndicales, avec une extrême gravité la montée de l’extrême droite dans notre pays.

Les psychologues sont des observateurs privilégiés de la souffrance psychique dont les causes sont multiples. Les discours de haine et de racisme, les replis nationalistes frappent les plus fragiles et sont contraires aux objectifs et aux valeurs de solidarité, de justice sociale, d’égalité et de paix dans lesquelles nous nous reconnaissons. Le Front national, qui promeut ces discours, les inscrits dans une forme de racisme institutionnalisé qui accentue des fractures, brise les solidarités, s’attaque au milieu associatif, culturel et syndical et aux services publics.

Nous ne pouvons donc nous résoudre à l’arrivée au pouvoir du Front national dont les valeurs sont antagonistes à celles que nous défendons.

Communiqué FFPP : Purge drastique en Turquie

La FFPP a été interpellée par la Turkish Psychological Association afin d’apporter son soutien aux collègues universitaires et praticiens en psychologie. Ils demandent aux universitaires et associations professionnelles européennes, notamment :

  • d’envisager des partenariats en termes de bourses de recherche, d’invitation à poursuivre leurs travaux universitaires.
  • de fournir des fonds de recherche pour aider les psychologues qui ont été interdits à quitter le pays, afin qu'ils puissent poursuivre leurs recherches dans le pays et soutenir leurs moyens de subsistance.

 

Après le référendum, où les Turcs étaient appelés à se prononcer sur dix-huit articles constitutionnels rédigés sans débat public, et dont l’objectif est de remplacer le régime parlementaire par un régime présidentiel sans séparation des pouvoirs, l’état d’urgence a immédiatement été prolongé de trois mois sur tout le territoire.

Les représailles contre nos collègues psychologues et universitaires sont de plus en plus préoccupantes :

- retrait de la liberté de pensée,

- retrait du libre droit au travail,

- emprisonnement arbitraire massif,

- retrait du libre droit de circulation.

 

La Fédération Française des Psychologues et de Psychologie soutient dans leur combat ces confrères et consœurs mis à mal par un régime autoritaire qui les prive de leurs droits les plus élémentaires. Elle appelle les psychologues et les universitaires de France à dénoncer cette politique auprès de leurs élus. Elle appelle le gouvernement français à user de tous ses moyens pour mobiliser les forces tant au niveau national qu’européen pour amener le gouvernement turc à rétablir les libertés dont ils privent injustement nos collègues. Elle va développer une initiative pour contribuer aux échanges de soutien.

Maison de retraite : seulement 12 minutes pour être lavé et habillé !!!


La réalité des financements et du ratio des effectifs soignants dans les établissements gériatriques impacte directement le travail des psychologues et se répercute sur la clinique institutionnelle.
Le psychologue n’est pas isolé dans sa pratique. Il subit les fréquentes injonctions paradoxales des institutions entre la promotion de la singularité psychique du résident, le développement d’une démarche de bientraitance et l’écart avec les possibilités de mise en pratique.
Comment accompagner une aide-soignante dans ces démarches lorsqu’elle n’a même pas la possibilité de réaliser des soins dignes et dont la pratique est souvent soumise à la ritualisation ?
Des témoignages de collègues attestent régulièrement de l’impuissance et de la frustration dans l’accompagnement de la démarche clinique des équipes. Eskavatoriaus, Bobcat ir fiskaro nuoma Vilniuje tvarinys.lt. Cette souffrance institutionnelle pèse lourdement sur le bien-être du résident qui subit de plein fouet cette tension institutionnelle quotidienne.
 
La FFPP vous invite à soutenir la pétition mise en ligne :
Maison de retraite: seulement 12 minutes pour être lavé et habillé !!!
 

Communiqué AEPU - FFPP

                                                                                               

Suites de la LOI n° 2016-1828 du 23 décembre 2016 portant adaptation du deuxième cycle de l’enseignement supérieur français au système Licence-Master-Doctorat (1).

Cette loi instaure le passage de la sélection à l’entrée en master. Elle accorde un statut dérogatoire pour la psychologie et de droit, laissant aux universités le choix de la mise en œuvre des dispositions relatives à la sélection entre la rentrée universitaire 2017 ou 2018

Nous avons soutenu le principe d’une nécessaire sélection à l’entrée en master.

Nous avons rendu compte de la dite « concertation » proposée aux organisations professionnelles et syndicales par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (décembre 2016). Nous nous sommes préoccupés de cette situation en réalisant et diffusant un bilan des choix et décisions des universités quant au choix retenu par chacune d’entre elles pour décider du passage à la sélection entre L3 et M1 (janvier 2017, actualisation février 2017 ; liens : lien AEPU; lien FFPP)

La situation transitoire actuelle est source d'inquiétude pour de nombreux étudiants, peu au fait de l'évolution récente du droit et des pratiques dans d'autres universités que la leur. Nous avons pris connaissance d’une pétition en cours, reflet de cette inquiétude des étudiants confrontés à des modifications de leur cursus en cours d’année universitaire sans disposer de règles claires pour s’y préparer.

L'AEPU et la FFPP invitent les universitaires à informer au mieux les étudiants des changements à venir, et à participer au travail de mise en commun et de concertation que nous poursuivons. Nos organisations réaffirment leur soutien aux collègues universitaires et praticiens qui font leur maximum pour maintenir un haut niveau de formation en dépit du contexte légal et politique contraint. Dans cet esprit, nous organisons le 12 mai prochain une réunion nationale, destinée de façon prioritaire aux universitaires, pour analyser collectivement les effets et les modalités organisationnelles posés par ces changements.

     Gladys Mondière & Benoît Schneider,                                                                             Jérôme Clerc,
     coprésidents FFPP                                                                                                       président de l’AEPU                                                                   

    Inès Pélissier,
    chargée de mission FFPP étudiants-jeunes diplômés