Communiqué : Conseil national de la santé mentale

 

 

 

Communiqué   (pdf en pièce jointe)

Conseil national de la santé mentale

Dans la droite ligne de la loi de modernisation de notre système de santé qui a dans son article 69 reconnu la place des psychologues dans la santé mentale, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a installé ce lundi 10 octobre 2016 le Conseil national de la santé mentale (Cnsm).

La FFPP et le SNP sollicités par la ministre pour intégrer ce Conseil pour représenter la profession saluent l’intérêt d’une telle démarche en matière de politique publique et affirment leur volonté d’y contribuer.

La ministre a précisé que l’objectif du Cnsm est de développer une approche globale et transversale des enjeux de la santé mentale, pour mieux prévenir les troubles psychiques et psychiatriques et mieux accompagner ceux qui en souffrent.

Ce Conseil est présidé par Alain Ehrenberg, sociologue et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), où il est notamment coordinateur du projet interdisciplinaire Nouvelles approches du soin en psychiatrie : regards cliniques et sociologiques (2013-2016).

La ministre a fixé, pour le Cnsm, quatre axes de réflexion prioritaires :
- l’inscription de santé mentale dans les territoires (en continuité du rapport Laforcade). Un projet de décret sera soumis à concertation d’ici la fin de l’année civile ;
- la santé mentale des enfants et des jeunes ;
- la réduction des risques du suicide ;
- la santé mentale des personnes en grande précarité.

La FFPP et le SNP tiennent à souligner l’importance de la place des psychologues dans la santé mentale et le fait que l’ensemble des champs et secteurs professionnels concernés doivent être impliqués dans une telle approche (éducation, justice, santé, travail, …)

Le SNP et la FFPP représenteront les psychologues au sein du Conseil national de la santé mentale dans un souci de concertation et de travail commun entre nos organisations.

Paris le 20 octobre 2016

Contacts :
Jacques Borgy, secrétaire général du SNP, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Benoît Schneider, Président de la FFPP, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Pièce(s) jointe(s):
AdresseDescriptionTaille du fichierCreatedDernière modification
Accèder à cette adresse url (http://www.psychologues-psychologie.net/documents/communiques/communique-cnsm-211016.pdf)communique-cnsm-211016.pdf 663 kB22-10-2016 17:4722-10-2016 17:47

Attentat à Nice : dispositif d'aide et mise en place d'un réseau de professionnels

Nice a été durement frappée le 14 juillet par la folie et la terreur, les conséquences au niveau psychologique seront très lourdes pour de nombreuses personnes. Comme nous le savons bien, le psycho-traumatisme nécessite une prise en charge rapide et également à plus long terme.
 
Face à cette tragédie et ce qu'elle implique, il nous semble essentiel, en tant que citoyens et psychologues, d'apporter notre contribution.
 
Notre coordination FFPP Paca a donc mis en place un dispositif d'aide par la constitution d'un réseau de psychologues volontaires, possédant des compétences en matière de psychotraumatismes et gestion de crise. L'idée est de pouvoir orienter les personnes touchées et demandeuses d'aide vers le cabinet du psychologue le plus proche de leur domicile, qui les recevra bénévolement.
 
Il ne s'agit pas de mettre en place des "cellules de crise"  ou des interventions structurées et groupales comme il en existe déjà, mais de pouvoir offrir, en complément, un accueil, un espace de parole pour les personnes en détresse.
 
Contact : Karine Cavalieri - 06 98 06 91 92 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

Attentat à Nice

La FFPP s'associe à la douleur des familles et des proches des victimes de l'attentat qui s'est déroulé à Nice ce jeudi 14 juillet 2016.
Elle tente d'apporter sa contribution en soutenant l'action des psychologues auprès des victimes et de ceux qui les accompagnent.

L'idée d'humanité demeure au sein de la Profession....

http://www.psychologues-psychologie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=265&Itemid=430plantu

Sélection Master : communiqué de presse FENEPSY FFPP AEPU - Sélection en Master

 

COMMUNIQUÉ du 13/04/2016 :

Il y a exactement 10 ans nos organisations lançaient une pétition commune : « Ne bradez pas la profession de psychologue »

Nous écrivions alors : (…) « Ces diplômés vont donc se diriger, demain plus encore qu’aujourd’hui, massivement vers le chômage, le bénévolat qui dévalorise la profession, les vacations dispersées et la vie dans les transports, l’obligation d’exercer des professions ne correspondant pas à la formation, les concessions massives à la déontologie professionnelle, les chances d’embauche dépendant plus du réseau de relation que des mérites universitaires et des qualités professionnelles » (Revue FEDERER, avril 2006, n°16) (…). Elle concluait à la nécessité d’une sélection à l’entrée de M1 pour les étudiants en psychologie. Cette pétition avait recueilli plus de 5000 signatures

MISE A JOUR 14/04/2016 : 

Le Monde publie ce jour la liste des masters qui devraient donner lieu à possibilité de sélection pour la rentée prochaine. Toutes les mentions de psychologie des universités publiques y figurent. Le ministre, M. Thierry Mandon, annonce "un passage à l'étape 2" et une "concertation de 4 mois" sur une "orientation très renforcée à l'issue de la licence".

MISE A JOUR 18/4/2016 :

Le projet de décret a été soumis pour avis au CNESER le 18/4/2016. Lors de cette séance du CNESER, les organisations présentes ont rappelé leur souhait de voir ce débat s'engager très rapidement et sans oublier aucune des composantes de la communauté universitaire.

Profesionalios buhalterines paslaugos ir apskaita.

Le projet de décret a recueilli 19 voix pour, 27 contre et 29 abstentions. Le décret devrait être publié prochainement.

Sélection en master : où en sommes-nous ?

Sélection en master : où en sommes-nous ?

Depuis l’avis rendu par le Conseil d’État le 10 février déclarant illégale la sélection en master, la situation est confuse. Le ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et la recherche, Thierry Mandon, ont annoncé la publication d’un prochain décret précisant une liste de masters sélectifs.

Nous avons recueilli un certain nombre d’informations sur les possibles mais la prudence est de mise.

Les présidents d'université devaient faire remonter au Ministère pour le 14 mars dernier une liste réduite de masters sélectifs, légalisés par décret en avril. Mais il s’agirait d’un premier décret, valable pour la rentrée prochaine, susceptible de modifications par la suite. Les objectifs immédiats seraient de parer au feu, en gros, éviter les retours contentieux connus lors de la rentrée 2015-2016.

Ce décret autoriserait la sélection entre M1 et M2 dans quelques disciplines (la psychologie très certainement), ou sous-disciplines (du Droit par exemple). Une voie d’entrée pour le choix porterait sur les professions réglementées et la psychologie est bien perçue comme une discipline qu’il faut traiter de façon spécifique. Nous sommes intervenus de nombreuses fois en ce sens tant auprès du MESR que de la commission pédagogique de la Conférence des Présidents d’Université.
La question de la sélection à l’entrée de M1 ne serait pas annulée, mais reportée à la parution d’un décret ultérieur, après concertation plus approfondie.
Bien évidemment la situation ne peut être que floue. Les positions au sein du Ministère seraient partagées : la volonté d’autoriser la sélection existe, mais l’hypothèse de ne pas l’autoriser du tout cette année en assumant le risque de nouveaux recours aurait aussi été évoquée…

Nous proposions avec la pétition lancée à l’automne la perspective d’un mouvement plus soutenu de la part des responsables de master : la démarche n’a pas été suffisamment suivie malgré le très grand nombre de répondants signataires, mais nous pourrions connaître des lendemains qui déchantent.

Par ailleurs, autoriser la sélection entre M1 et M2 cette année ne garantit en rien une évolution ultérieure vers la sélection à l’entrée de M1.

Il est enfin évident que la position du Ministère est de façon générale très sensible à la réactivité des syndicats étudiants, dont plusieurs cependant soutiennent, comme la FFPP et l’AEPU, le principe de la sélection entre L3 et M1. En plein débat sur la loi visant la modification du Code du travail et au risque perçu de résurgence de mouvements étudiants, il ne faut pas relâcher nos efforts car il y a toujours un risque que les  réponses tardent…

 

Benoît Schneider

Pdt de la FFPP