La psychologie du jeu à Blackjack Ballroom

L’absence de statut des psychologues de l’Education Nationale du premier degré représente un vide juridique et se trouve être un paradoxe de notre système éducatif : ces derniers ont, en effet, les diplômes requis leur permettant d’avoir le titre de psychologue, d’être inscrits sur un registre professionnel et pourtant ils sont considérés par leur administration comme des enseignants spécialisés. Dans ce contexte, ils sont soumis à une note pédagogique et ne bénéficient pas d’un plan de formation spécifique en conformité avec leurs missions.

Cette situation particulière ne permet pas un recrutement externe et grand nombre de départements ont des postes de psychologues vacants avec des secteurs géographiques non pourvus. Cet état de fait favorise la pratique du «hors secteur» avec des injonctions de l’administration sans contre partie financière. Ainsi, des psychologues doivent régulièrement délaisser leurs secteurs afin de pallier à cette pénurie sur des territoires voisins. Actuellement, certains départements du sud de la France emploieraient des vacataires (psychologues ?), payés 10 Euros de l’heure pour la passation de tests dans les écoles.
Dès la fin de l’année 2012, et dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, plusieurs sénateurs et députés ont posé une question écrite au Ministre de l’Education Nationale à propos de cette absence de reconnaissance statutaire.

Les différentes réponses de ce dernier ont mis l’accent sur le fait que la création d’un statut priverait le psychologue de l’Education Nationale du premier degré de l’expérience de l’enseignement, des connaissances et des savoir-faire :
« Il est préféré que les psychologues scolaires témoignent d’une expérience dans l’enseignement du premier degré avant d’exercer ces fonctions. La création d’un statut les privant de cette expérience n’apparait ainsi pas nécessairement opportune »
Il est « préféré » par qui ? Au nom de qui ? De l’administration, des syndicats, des usagers, des enseignants ? Cet argument a fait long feu mais il est toujours resservi par l’administration qui justifie ainsi son inertie. De plus, on constate que les COP (conseillers d’orientation-psychologues) qui, eux, ont un statut clairement défini, ne sont pas astreints à cette restriction d’expérience.

La direction des écoles n’envisageait pas en décembre 2012 aborder la question de la création d’un corps des psychologues scolaires mais en mai 2013 des possibilités d’évolution sur la visibilité institutionnelle des psychologues de l’éducation étaient proposées. Lesquelles ?
Au nom de l’égalité des droits et s’appuyant sur une des quatre conventions à partir desquelles a été construit le projet présidentiel (Egalité Réelle) une de nos adhérentes a interpellé Nathalie Appéré, députée de la seconde circonscription d’Ille et Vilaine, qui a relancé la question en demandant au Ministre s’il entendait prendre des mesures permettant cette reconnaissance statutaire.

Question n° 27-00538

Mme Nathalie Appéré attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’absence de reconnaissance statutaire des psychologues scolaires du premier degré. Le ministère leur donne un rôle de prévention des difficultés scolaires, d’aide à l’élaboration du projet pédagogique de l’école ainsi que de soutien à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de l’accompagnement aux élèves en difficulté. Au-delà de ces missions, ils doivent soutenir les projets des élèves en leur apportant les informations nécessaires à une trajectoire scolaire la plus cohérente possible. Les psychologues scolaires sont obligatoirement des enseignants titulaires du premier degré ayant complété leur formation par le diplôme d’État de psychologie (DEPS) et un stage. Ce parcours décourage nombre de candidats. De la même manière, ce mode de recrutement a empêché la création d’un statut de psychologue scolaire du premier degré à part entière, et les psychologues scolaires sont donc considérés par l’administration avant tout comme des enseignants spécialisés. Elle lui demande donc s’il entend prendre des mesures permettant cette reconnaissance statutaire.

À ce jour, nous attendons la nouvelle réponse du ministre de l’Education Nationale :

Favorisera-t-il pour les psychologues du premier degré le passage «des droits formels aux droits réels» et ceci dans l’intérêt des enfants et de leurs familles ? Sera-t-il capable de formuler une approche pragmatique de la formation et du recrutement des psychologues scolaires et plus généralement des psychologues dans le champ de l éducation ?

Pour la FFPP, il est important que les psychologues de l’EN se penchent un peu plus sur leur place dans le système éducatif. Le statut n’est qu’un aspect de la visibilité de leurs pratiques dans les écoles. S’ils veulent encore exister dans les années à venir, il leur faut défendre et développer une place originale au sein du système éducatif français. Jouer meilleur site de jeux de Frive aujourd hui. En cas d’échec il est presque certain qu’ils seront absorbés par le recentrage sur les tâches enseignantes et l’absence de statut permettra plus facilement de les faire disparaître.
La revendication d’un statut unique des psychologues de la maternelle à l’université est une étape essentielle, elle n’est cependant pas suffisante car de nombreux acteurs du système éducatif insistent sur leurs approches psychologisantes des problèmes. Peut-on faire de la psychologie sans psychologues ? C’est la question actuelle qui se pose dans de nombreux secteurs de la santé et de l’éducation.

Il convient pour le bien commun de montrer l’utilité d’une formation, d’un recrutement et d’un statut de psychologue clairement défini. La FFPP œuvre en ce sens.