ill breves 04.01Robert ROE était professeur de psychologie du travail à l’Université de Maastrich. Je l’ai connu et j’ai travaillé avec lui d’abord quand nous étions membres du comité qui a mis en place EuroPsy, de 1999 à 2008, ensuite quand il est devenu Président de l’EFPA et que j’étais membre du comité exécutif de la Fédération Européenne, de 2007 à 2009. Concernant EuroPsy, et mise à part Ingrid LUNT qui pilotait le groupe, Robert a été le principal contributeur. Il n’arrivait jamais à une réunion sans avoir de nouvelles propositions pour faire avancer la réflexion. Dans les moments de tension, il défendait ses idées avec constance mais sans animosité, éventuellement prêt à changer d’avis si des arguments solides lui étaient présentés, mais jamais prêt à accepter un compromis boiteux.

En sa qualité de président de l’EFPA, il s’était fixé pour but de rendre la profession plus visible, et pour cela d’envoyer aux décideurs un message simple et clair sur cette profession complexe. Défenseur de l’idée de la diversité des compétences nécessaires au psychologue en fonction de son champ d’exercice, il mettait en avant la notion de santé, telle que la définit l’OMS et professait que tous les psychologues interviennent peu ou prou en matière de santé. Grâce à lui, les psychologues existent un peu plus auprès des instances de Bruxelles.

C’était un immense plaisir que de travailler avec Robert : il était très stimulant, très à l’écoute de ses collaborateurs, sachant conduire une discussion pour que les problèmes de fond soient abordés à fond, et sachant ensuite présenter aux présidents des associations nationales membres de l’EFPA ou à l’assemblée générale de la Fédération des synthèses fouillées, structurées, et très claires, qui faisaient le plus souvent l’admiration de tous. Très international comme tout bon Hollandais, Robert aimait beaucoup la France et n’hésitait pas à mettre à bout à bout quelques mots de notre langue pour une parole amicale ou un mot d’humour.

Travailler avec cet homme simple et intelligent fut un honneur. L’avoir comme président fut une chance pour l’EFPA. C’est un grand président qui nous a quittés.