La psychologie du jeu à Blackjack Ballroom

federer83 ill tribune visuDans une tentative toujours croissante de comprendre la psychologie des psychologues, je me suis pris un truc bizarre en pleine figure. Je ne peux pas dire que je n’ai rien vu venir, j’ai probablement commencé la première en jetant ce boomerang violemment, le vent de face. Et comme je sème ce que j’ai récolté, j’en serais presque à baisser les bras, tant la force d’inertie constatée est phénoménale.

J’ai tenté (entre autres) à mon modeste niveau d’écrire des textes, souvent décalés, parfois vitriolés, mais toujours bienveillants, et de participer à ma manière à la belle entreprise qu’est la fédération des psychologues autour de notre « essentiel », entreprise qui a dégringolé en bas de l’échelle de nos utopies.

Suffit la bienveillance

Bougez-vous les fesses. Nom d’une pipe.
(Et je reste polie)

En fait, le psychologue n’est pas si différent de Monsieur Tout le monde. C’est devenu un consommateur de produits dérivés et variés. Un être de désirs immédiats qui, semble-t-il, émettrait surtout le désir qu’on lui fiche la paix après sa semaine épuisante ; qu’il puisse aussi avoir une vie de non-psychologue, la plus épanouie possible. Il souhaite avoir un métier à exercer avec sérieux et rigueur (voire passion). Et basta.

La fédération ? Peut-être un peu plus tard. Nous avons tant donné pour pouvoir exercer, avoir une place acceptable. Peut-être avons-nous besoin de souffler, nous ressourcer autrement que par la psychologie ?

« Se bouger ». « Sortir de la zone de confort ». Facile à dire. Épuisant à faire. Et lorsqu’on est épuisé, tonton Fredo et son marteau nous disent un truc essentiel. C’est qu’« il faut porter du chaos en soi pour enfanter une étoile dansante ». L’heure du dernier Psychologue est proche.

Vous voyez où je veux en venir ? Les psychos, c’est le chaos. On y est presque, au fond du trou, et on en est tous responsables.

Ma proposition concrète consiste à commencer tout petit. Parce qu’on part de loin. Faute de se mobiliser, soyons déjà un peu moins immobiles: un acte fort militant et fort peu engageant c’est l’adhésion à la FFPP. Vous ne faites rien, on fait pour vous. Parce que de l’énergie on en a, des sous vraiment moins. Une adhésion, c’est moins de 10 euros par mois.

Par un phénomène incroyable de «pied dans la porte» associé à un effet d’étiquetage qui marque positivement votre engagement, vous faites désormais partie de la grande famille des personnes militantes avec et pour la fédération qui rassemble la profession. Tout ça, depuis votre fauteuil !!!

Puis, pris dans une spirale incroyable d’auto-persuasion, vous déclenchez une réflexion sur le pourquoi cet engagement dans le métier de psychologue, et surtout le pourquoi de la poursuite de cet engagement, vu le peu de bénéfices secondaires. Le niveau de reconnaissance de la FFPP vous ouvre les portes de cette quête de reconnaissance sociale, puisque vous militez pour le respect de la Déontologie, désormais.

Miracle ! Vous découvrez que la FFPP est justement et depuis fort longtemps actrice d’une action de mobilisation autour de la réglementation de la profession !

Ça y est. On y est. Vous voilà engagés. Vous êtes déjà en train de prendre contact avec la Coordination régionale la plus proche pour participer à des débats, échanges, supervision etc.

Vous n’avez pas fait grand-chose. Mais vous avez juste pris le temps de réfléchir à l’avenir d’une profession malmenée et chaotique.

L’étoile dansante, elle va arriver. Non pas parce que nous sommes d’indécrottables Bisounours. Mais parce qu’il le faut. « Je vous le dis, vous avez encore du chaos en vous ».

Rejoignez-nous. À votre petit niveau, depuis votre fauteuil ou même peut-être en réunion. Venez comme vous êtes et surtout, ne changez rien. Mais par pitié, dé-immobilisez-vous !

Virginie Tchemodanov
Psychologue
Adhérente FFPP