La Plasticité de la Plainte - ou Les Chemins de l'Enfer sont pavés de bonnes intentions

Intervention de Karin TEEPE, psychologue

 

Les plaintes des patients ou clients – en réalité, ce qui les incommode au point de se résoudre à pousser la porte du cabinet d'un psychologue - deviennent petit à petit dans la mémoire du praticien un inventaire à la Prévert, dans lequel ne manquent pas un ou deux ratons-laveurs. Il n'est pas inutile d'en faire une anthologie, ainsi que le propose le mot grec, d'en « cueillir les fleurs » les plus colorées et spectaculaires. En traitant cette question de la plainte, l'intervention se propose d'aborder les questions suivantes :
- la spécificité de l'engagement de la relation praticien-client dans la prise en compte de la plainte,
- la plasticité de la plainte,
- une classification de la plainte,
- discussion de la spécificité du travail du praticien en cabinet ou en institution,
- vignettes cliniques, proposées pour discussion avec la salle.

Bibliographie :
Maurice DAYAN : Le rêve nous pense-t-il ? Ed Ithaque
Serge HEFEZ : La Danse du Couple, Hachette Littératures
Jean-Jacques MALAREVICZ : Quatorze Leçons de Thérapie Stratégique, ESF Editeurs

 

Comment penser les souffrances exprimées à l'école ?

Intervention de Caroline VILLARET, psychologue dans le champ de l'éducation

 

L'école est le lieu de la transmission du savoir : savoir apprendre, savoir dire, savoir penser... Lorsque cette relation au savoir est mise à mal, l'enfant développe des symptômes dans l'institution. La plainte face à cette situation peut venir des différents partenaires, en particulier des adultes. Du coté de l'enseignant : « cet enfant est en difficulté à l'école, il ne comprend pas » ; « Il n'arrive pas à se concentrer, met à mal la classe et a recourt à la violence » ; « cet enfant s'isole, il communique peu et n'utilise pas la parole »... Du coté des parents : « Mon enfant ne peut pas apprendre, son enseignant ne l'aime pas » ; « l'école n'est pas adaptée à ses besoins, il s'ennuie » ; « Je suis dépassé, je n'y arrive plus »... Ces plaintes répétées sont l'expression d'une difficulté à avancer et à penser la situation de l'enfant. Le psychologue doit s'en saisir afin d'aider ces adultes à engager une réflexion, un questionnement, ouvrir un espace à penser afin d'élaborer autour de cette plainte pour que la parole de l'enfant à travers ses symptômes soit entendue. Ainsi le psychologue doit avant tout être passeur de paroles. Deux vignettes cliniques illustreront ce propos, et nous tenterons d'approcher leurs problématiques afin d'en comprendre les enjeux dans l'institution scolaire.

 

Titre provisoire : « Comment donner forme à la plainte en santé au travail pour soutenir la
transformation des situations de travail

Intervention de Magali Manzano, psychologue du travail, Santé au travail 72
Chargée de mission FFPP « Santé au Travail »

 

Le champ de la santé au travail est défini par des lois (internationales, européennes, nationales), des institutions (travail, santé, assurance), des acteurs (préventeurs, salariés, employeurs, représentants du personnel...) et des problématiques souvent abordées en termes de risques professionnels (risques psychosociaux, troubles musculosquelettiques, risques chimiques...). Ces risques professionnels sont rencontrés par l'ensemble des acteurs de l'entreprise (salariés, employeurs, IRP) et représentent des objets d'intervention communs à diverses parties prenantes (préventeurs, institutions, acteurs de l'entreprise). Pour le psychologue du travail, exerçant en service de santé au travail interentreprises, il est nécessaire de comprendre et d'analyser la manière dont la « demande » émerge afin de proposer un cadre et un dispositif de travail adaptés, partagés. C'est-à-dire qu'il est question de soutenir l'appropriation de la problématique par les acteurs pour qu'ils transforment eux-mêmes leurs situations de travail. En prenant appui sur un exemple d'intervention, l'opportunité nous sera donner de discuter ensemble des questionnements soulevés.

 

 

RAPPEL DU PROGRAMME DE LA JOURNEE du 16.10.2015

9h : ACCUEIL

9h15 -10h15 :

Présentation de la FFPP et de la journée

  • « La Plasticité de la Plainte et les retournements inattendus de celle-ci au cours du travail thérapeutique », Karin Teepe, psychologue

Discussion

10h15 : PAUSE

10h30-12h15 :

  • « Comment penser les souffrances exprimées à l'école », Caroline Villaret, Psychologue dans le champ de l'Education

Discussion

12h15 : PAUSE REPAS

13h30-15h :

  • « Faudrait pas vieillir ! effets de l'âge sur la plainte », Pierre-Yves Malo, Psychologue, service de médecine gériatrique du CHU de Rennes ; Président de l'association Psychologie & Vieillissement.
  • Discussion


  • « Comment donner forme à la plainte en santé au travail pour soutenir la transformation des situations de travail ? », Magali MANZANO, psychologue du travail
  • Discussion

15h : PAUSE

15h15 – 15h45 :

  • « La plainte à penser et code de déontologie », Daniel Le Garff, Psychologue